Un dimanche humide de juillet

Publié le 7 Juillet 2021

En ce dimanche du 4 juillet, la météo est bien tourmentée, mais suivant l’adage : « celui qui regarde trop la météo……………………. », les responsables des sorties sont terrifiés à l’idée d’être qualifiés de (au choix) tire au flanc, pilier de bistrot, timorés etc, etc..

Le chef de cette sortie qui devait conduire le club au pic du Cagire, était dans cet état d’esprit,  et tout en actionnant ses essuie-glaces  pour se rendre sur le lieu du rendez-vous, tout en espérant secrètement n’y trouver personne, réfléchissait à la suite à pouvoir donner à cette journée.

Il pleuvait sur Saint Laurent, il était au rendez-vous et il y avait déjà du monde qui l’attendait. La discussion s’engagea donc pour élaborer un plan B. Pas question d’aller vers le Cagire, avec un ciel si bas, il faudrait  déjà monter le col de Menté dans le brouillard et  le subir toute la journée.

Plan B comme Bagnères de Luchon, propose le chef qui adore Luchon (sans doute un réflexe Freudien mal assouvi !), il est approuvé par sa petite troupe de 5 personnes totalement intrépides ou inconscientes. Certes, il ne pleut plus, mais le ciel est toujours aussi bas.

Nous faisons halte dans cette charmante petite ville bien calme en ce début de matinée, l’une de nos compagnes ayant eu une légère panne de réveil et n’ayant eu le temps de se restaurer, nous cherchons un café pour y déguster une légère collation et réfléchir à l’emploi de notre journée. Nous choisissons  un bar restaurant faisant référence dans son nom à un gentil plantigrade dont la présence dans les Pyrénées n’est pas désirée de tout le monde.  

Bien installés sur une terrasse couverte nous parlons avenir proche. Mais là !! Alors qu’il n’est que 9h30, la conversation dérape sur un chemin glissant (normal avec cette humidité) : Le repas de midi. Il s’installe de plus en plus l’idée que  déguster notre pique nique quelque part dans la nature sur des herbages mouillés n’était pas forcément la meilleure façon de passer un bon dimanche. Nous sommes très bien ici, nous y serions aussi bien  pour déjeuner. La table est donc retenue.

Il faut sauver l’honneur !! Un plan B’ lorsque l’on se trouve à Luchon, est d’aller faire un petit pèlerinage sur le tracé de l’ancien petit train à crémaillère qui menait à Superbagnères. (Qui a encore prononcé le mot de nostalgie ?) Nous nous engageons donc sur cette piste à la déclivité bien soutenue et montons une petite heure. Nous avons dû déniveler environ 300m, l’honneur est sauf. Nous  pouvons faire demi-tour pour rallier les allées d’Etigny  puis retourner la conscience tranquille dans ce fameux établissement au nom évocateur.

Un très sympathique et confortable repas autour d’une bonne table, nous fera apprécier les dimanches couverts et humides.

Vers nos pénates nous revînmes,  sous un ciel  légèrement moins chargé, et chacun retourna vaquer à ses occupations.

Finalement, les dimanches maussades ont leur charme!

Simon de l’Abreuvoir

Rédigé par club ski et montagne de la neste

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